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Marc WAYS

 

Présentation

Les Voix (Voies) du Bistourisateur sont impénétrables,

Marc Ways, créateur, détourneur d’Images, écouteur, captateur, Inventeur de Mondes & Oniriquophile.

C’est aussi un « bistourisateur ». Il n’anesthésie pas ses personnages, il coupe et tranche dans le vif pour son plus grand plaisir. Il poursuit des études de médecine hypothétique…

 

Je travaille par « Associations d’Idées ». Je laisse vagabonder mon instinct et les images s’assemblent, se déstructurent  dans un premier temps ; et souvent malgré moi.

 

J’atomise les vignettes du XIXe siècle, les décors sont supprimés et je ne garde que les personnages qui eux, sortent systématiquement de leurs contextes et des couples se créent, des rencontres, le plus souvent improbables voient le jour… Je traverse le miroir et mes personnages me suivent et de l’Autre Côté… Que se passe t-il ? Mystère !!! Je ne contrôle pas de A à Z… Je laisse faire, la plupart du temps.

C’est après que je me rends compte de l’effet produit. Souvent ça tombe pile-poil... Le choix des textes et des coupures de Presse est souvent très aléatoire, volontairement.

C’est de mon INCOHÉRENCE que naît ma Cohérence... C’est un fameux bordel inorganisé qui lui donne cette organisation.

 

Je peux comparer mon approche à celle des Surréalistes et du célèbre « Cadavre Exquis »... Une succession d’images qui n’ont rien à voir les unes avec les Autres à la première lecture... En Vérité, je ne sais pas comment se créent les Images... C’est comme si j’étais un peu dans un état second, comme un dédoublement de ma personnalité.

Au fil des ans et de mes recherches, j’ai pris conscience que les Illustrateurs de presse du XIXe siècle, sont une mine d’informations, à la fois pour cette période mais aussi et surtout sur notre Monde actuel.

 

Auraient-ils été des Visionnaires ? Un dessin peut être plus éloquent et plus violent qu’un long discours.

Impossible de tous les citer. J’ai une petite pensée pour quelques amis qui m’accompagnent chaque jour : Bertall, Cham, Darjou, Daumier, Gustave Doré, Draner, Émy,  Eustache, Forest, Gavarni, Geoffroy, André Gill, Girin, J.-J. Grandville, Grévin, Hadol, Henriot, Lafosse, Eugène Lami, Lefils, Alfred Le Petit, Lorentz, Marcellin, Maurisset, Moloch, Nadar, Plattier, Randon, Riou, Robida, Stop, Vernier et tous les Autres…

 

Je bistourise au quotidien, L’Assiette au Beurre. J’aime cette revue et sa violence. Je me sens proche des Jossot, Grandjouan, Delannoy…

 

À l’aube du XXIe siècle, dans un monde où le politiquement correct et la pensée unique sont de règle, où la raison n’est que ruine de la fantaisie, il est venu le temps d’exhumer et de considérer enfin l’IMAGE comme une bouffée d’oxygène. Aérons nous les neurones. Les images visibles sont le reflet d’un Autre Monde invisible à nos yeux, si nous ne faisons pas l’effort d’aller à sa rencontre.

 

Prenons du plaisir, devenons « politiquement incorrect ».

Provoquer… Déranger… Empêcher de penser en rond…

Vous entrez dans un espace de Liberté, dans ma LIBERTÉ…

Mon « désordre » répond à un ordre apparent.

 

« Le Sourcier de Images perdues »

Marc Ways colle comme on respire, par nécessité , par besoin ; besoin urgent de dire, d’interroger, de montrer, d’informer, d’interpeller.

Ses collages sont comme des puzzles inconscients qui grâce à son talent nous sont donnés à voir et à y regarder on découvre l’humain, le monde dans une écriture journalistique qui frappe , qui cogne.

Avec des vignettes extraites de journaux du XIXe siècle tels que : Le Journal pour Rire, Le Rire, L’Assiette au Beurre…

grâce à sa connaissance des plus grands illustrateurs : Bertall, Cham, Doré, Grandville, Jossot, Lautrec, Marcelin, Nadar… et les Autres si nombreux et tous tombés dans l’Oubli…et à sa façon de « bistouriser » l’image, Marc Ways nous offre la quintessence du message , il nous dit à propos d’autrefois, de maintenant .

Si cette lecture déconcerte dans un premier temps , c’est que son travail de collagiste ne ressemble à aucun autre , il s’agit d’une réflexion sur l’histoire, elle ne fait pas tourner le présent autour du passé, mais le passé autour du présent.

Le passé se comprend différemment à la lumière de sa démarche surréaliste .

Mises ensemble vignettes et images nous livrent le politiquement incorrect de l’auteur et sa façon de « gronder » avec ironie l’incohérence des institutions et la bêtise de l’homme.

Son travail puise sa force dans cette joyeuse mais terrible interpellation qui prend sens pour chacun , car Marc Ways  nous parle de l’Universel.

 

Catherine Jauffret

 

« Votre déconstruction-reconstruction, déstructuration-juxtaposition, déconcentration-superposition est une forme de recherche d’anagrammes graphiques, un travail proche de celui que fait le cerveau pour contraindre la mémoire à sa géométrie. »

 

Vincent Marie Spitz

le sourcier

des images perdues

the water diviner
of lost images

Marc WAYS - +33 6  88 74 58 68 - marc.ways@wanadoo.fr

Réalisation Stéphane Poulart - 2014

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